Le test du placement collectif comporte trois éléments : un patrimoine issu d'apports d'investisseurs, un investissement en commun, et une gestion par un tiers. Le troisième est celui qui déclenche l'assujettissement.
Dès lors que les actionnaires décident eux-mêmes, cet élément manque. C'est pourquoi aucun mandat de gestion discrétionnaire n'est signé, et pourquoi chaque engagement significatif passe par un vote : le budget de travaux, un avenant important, le refinancement, la décision de vendre.
L'ordonnance sur les placements collectifs codifie deux exclusions utiles ici : les sociétés opérationnelles exerçant une activité entrepreneuriale, et les clubs de vingt membres au maximum qui prennent eux-mêmes leurs décisions et reçoivent une information régulière. Le véhicule est conçu pour tenir dans les deux.
Cela se paie en lenteur. Une gouvernance à vingt décide moins vite qu'un gérant unique. Le pacte d'actionnaires fixe donc à l'avance les majorités, les cas de blocage et le mécanisme de sortie.
| Décision | Qui décide | Qui exécute |
| Acquisition de l'immeuble | Actionnaires | Pavillon |
| Budget de travaux et avenants majeurs | Actionnaires | Pavillon |
| Financement bancaire et refinancement | Actionnaires | Pavillon |
| Choix des entreprises, conduite du chantier | Pavillon, sur budget voté | Pavillon |
| Mise en location, conditions de bail | Actionnaires | Pavillon |
| Décision de vendre et prix plancher | Actionnaires | Pavillon |
| Comptes, TVA, reddition de comptes | — | Pavillon |
Aucun mandat de gestion discrétionnaire n'est confié à Pavillon. Les majorités requises figurent dans le pacte d'actionnaires, remis avant toute souscription.